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quand une ville s'invente

passé, présent, futur

La Louvière possède un patrimoine ancien et contemporain encore trop méconnu ! Le programme de La Louvière, Métropole Culture 2012 s'offre aux curieux comme une nouvelle occasion de découvrir monuments, sites, bâtiments de styles différents, ouvrages d'art étonnants. Il s'attarde aussi au patrimoine immatériel emblématique de toute une région et fait appel au génie de ses habitants, qui ont fait, font et feront de la Cité des Loups une Métropole Culture... Un canal historique et des ascenseurs à bateaux classés par l’UNESCO, un village minier du XIXe siècle remarquablement conservé, de nombreux châteaux de l’ère industrielle, des trésors de petits patrimoines disséminés à travers tout le territoire de l’entité... Qui a dit que notre ville n’avait rien à montrer ? Et ce patrimoine ne fait que s’enrichir : depuis quelques années, la Cité des Loups est en pleine effervescence. La rénovation urbaine bat son plein. Si la nouvelle caserne du service régional d’incendie tout d’abord et le centre aquatique "Le point d’Eau" ensuite, avaient montré la voie du renouveau, de nombreux autres chantiers façonnent un nouveau visage à la ville. Citons les nouveaux aménagements des espaces publics, l’entrée Ouest de La Louvière, la construction d’un Hall des Expositions flambant-neuf, l’extension du Centre de la gravure et de l’image imprimée et la rénovation du Théâtre. La Louvière magnifie ce patrimoine, le rend plus lisible, plus visible. Elle l’ancre dans les réalités du monde d’aujourd’hui, en fait un référent du passé et un pilier du futur.



à l’origine...

Saint-Vaast, localité du bassin houiller du Centre, comprenait plusieurs seigneuries foncières avec droit de charbonnage sur lesquelles le Seigneur du Roeulx avait la haute justice. Parmi ces domaines se trouvait le fief situé à La Louvière et qui appartenait à la riche abbaye d’Aulne. Le haut justicier de St-Vaast avait permis d’effectuer des travaux de prospection. C’est ainsi que l’extraction de la houille a débuté dès 1390. Toutefois, l’Abbaye a refusé longtemps de ”laisser ouvrir sa terre”, selon l’expression anciennement usitée. L’industrie charbonnière n’est donc devenue réellement productive qu’au début du 18ème siècle. Au fur et à mesure que les entreprises charbonnières se sont multipliées, que les moyens d’extraction se sont perfectionnés, et que les formalités fiscales ont disparu, une exigence est apparue, à savoir assurer l’écoulement des produits que la consommation locale, à l’époque fort restreinte, ne pouvait épuiser. Des moyens de communications ont alors été créés, toujours plus nombreux et évolués: routes, canaux, et par la suite, lignes de chemins de fer. Attirées par la proximité de la houille indispensable à leurs activités, de nouvelles industries se sont installées à côté des charbonnages et ont créé de nouveaux débouchés. L’évolution de La Louvière commençait... Sous la poussée vigoureuse des nombreuses industries qui s’y sont développées en très peu de temps, La Louvière s’est rapidement élevée dans la voie du progrès… On assiste alors à un phénomène curieux: La Louvière, toujours hameau de St-Vaast, est devenue de plus en plus florissante et a dépassé en importance et en activités le village dont elle dépendait. Elle était même l’objet d’intérêts municipaux plus importants que ceux prêtés à Saint-Vaast… Le morcellement est donc devenu nécessaire. Le 27 février 1869, une loi spéciale décrétant l’érection de La Louvière comme commune distincte a été votée et sanctionnée par arrêté royal du 10 avril 1869. La Louvière était née…


Royal Boch, le berceau

La société Royal Boch, le plus beau fleuron industriel louviérois, a été créée en 1841 par Jean-François Boch. Propriétaire de faïenceries au Grand-Duché de Luxembourg, il a désiré créer un établissement similaire en Belgique. Ce site a été choisit car il bénéficiait de plusieurs avantages: "il y existait une poterie à vendre; il longeait la "chaussée charbonnière" Soignies-Mariemont; une partie du terrain appartenait, en outre, à la Société des Charbonnages de Sart-Longchamps et Bouvy dont J-B Nothomb (Ministre des Travaux Publics de l'époque et beau-fils de J-F Boch) connaissait personnellement le Président du Conseil d'Administration, le comte J-A Coghen (membre de la Chambre des Représentants).  La société Royal Boch a produit de la vaisselle de qualité pendant plus d’un siècle et demi, avec des collections phares telles que les service Copenhague, Carlotta, Boerenbont, le service Atomium, Charles Catteau, Ernest Dossche, et plus récemment Piet Stockman.
Si l’entreprise s’est aujourd’hui éteinte, un Centre de la céramique verra prochainement le jour dans le site classé des anciens fours bouteille. Il visera à la promotion et l’encouragement d’activités liées à la création de céramiques artistiques en Communauté française, la sauvegarde du patrimoine artistique et archivistique de l’ancienne manufacture Boch Frères Keramis à La Louvière (actuelle Royal Boch), la valorisation de collections publiques et privées de céramique dont principalement celles de la Communauté Wallonie-Bruxelles. L’ancien site industriel accueillera dans les prochaines années le nouveau développement du centre-ville de La Louvière.


Un beau-livre sur La Louvière, son patrimoine matériel et immatériel

À l’initiative de Fabienne Capot, Députée provinciale, et des instances communales de La Louvière, l’Institut du Patrimoine wallon a décidé d’intégrer dans sa collection de monographies un beau-livre consacré au patrimoine de l’entité de La Louvière dans ses dimensions les plus variées : une synthèse richement illustrée dont l’objectif n’est pas seulement de mettre en lumière les éléments patrimoniaux majeurs de La Louvière, tels ceux qui sont – ou devraient prochainement être – inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco (canal historique du Centre et ses ascenseurs, Bois-du-Luc), mais aussi de démontrer la richesse et la très grande variété de son patrimoine monumental, qu’il s’agisse de réalisations anciennes ou récentes, de bâtiments modestes ou imposants, d’institutions publiques ou privées, de sites industriels ou naturels remarquables, d’éléments méconnus du petit patrimoine, sans négliger pour autant son intéressant patrimoine immatériel (carnavals, ducasses, etc.) et son activité culturelle passée et présente, qui lui vaut d’avoir obtenu le titre envié de « Métropole Culture » pour l’année 2012.

Le patrimoine de La Louvière, ouvrage cartonné (235 X 305 mm), 300 pages – auteurs : Gérard Bavay, Didier Caille, Catherine De Braekeleer, Nathalie De Harlez De Deulin, Thierry Delplancq, Françoise Fonck, Valérie Formery, Karima Haoudy, Michel Host, Jean Leroy, Julien Maquet, Stéphane Meunier, Thierry Negriontti, Ludovic Recchia, Nancy Ricaille, Isabelle Sirjacobs.
Sortie prévue en mars 2012 !


Le Laetare folklore

A la mi-Carême, La Louvière se réveille au son du roulement des tambours et du martèlement des sabots de ses Gilles. Issu d’une tradition vieille de 150 ans, le Carnaval du Laetare prend place dans la Cité des Loups et, avec lui, trois jours d’un amusement intense autour d’un folklore chaleureux et accueillant. L'essence même du folklore du Gille est la célébration du retour du printemps. Le Gille réveille le sol endormi par le martèlement de ses sabots ; il agite un rameau de brindilles de saule enserrées qui ne demandent qu'à bourgeonner, c'est son « ramon ». Notre folklore du Gille possède un ancrage profondément européen, par recoupement avec les autres carnavals de nos régions et des pays avoisinants. La tradition qu'il représente est transcendante et forte ; c'est l'identité culturelle de toute la région du Centre.

Les soumonces

Elles sont en quelque sorte les répétitions du carnaval. D'abord, la soumonce en batterie a lieu huit semaines avant le carnaval. A cette occasion, les participants portent le sarrau de toile bleue, la casquette, les sabots et l'apertintaille. Ensuite, cinq semaines avant le carnaval, vient la soumonce en musique (la batterie est accompagnée de cuivres). Enfin, quinze jours avant le carnaval, se déroule la soumonce générale, en musique également : certaines sociétés se travestissent, d'autres préfèrent garder le sarrau. Au fil des soumonces, la tension monte... Laetare approche ! Le Laetare Tout commence le dimanche dès 5 heures du matin. Les Gilles se rassemblent, de maison en maison, les uns après les autres dans les différents quartiers avant de rejoindre le centre-ville : c'est le "Ramassage". Retrouvailles, champagne ! Contraste d'ombres et de lumières. Des premiers instants surprenants et d'intense émotion. C'est le début d'une longue, très longue journée. Vers midi, les différentes sociétés se rassemblent devant l'hôtel de ville : c'est le « Rondeau » auquel participent également Paysans et groupes costumés. Coiffés de leur imposant chapeau de plumes, les Gilles offrent, pour la première fois, des oranges. Vers 21 heures, le Feu d'artifice, place Communale, un grand rendez-vous ! Et la fête continue par un chassé-croisé des différentes sociétés au cœur du centre-ville.


Photographie de Bernard Vanroy

Le lundi, dès 10 heures, les Gilles animent le centre-ville. Le lundi matin est un moment privilégié des Louviérois, qui retrouver leurs parents et amis gilles et savourent ensemble le temps de l'apéritif.

L'après-midi, dès 16 heures, composé de toutes les sociétés locales, le Cortège démarre du Placard du Hocquet avec à sa tête les géants D'Jobri et D'Jobrette, symboles folkloriques de la ville. Suivent les sociétés de fantaisie, les Paysans et, enfin, les sociétés de gilles. Toute la région du Centre est mobilisée à ce rendez- vous pour assister à cette sarabande haute en couleurs. Les gilles, coiffés de leur magnifique chapeau de plumes d'autruche offrent au public des oranges par milliers. Tous les participants terminent ce cortège par un gigantesque rondeau sur la place Jules Mansart. Enfin les gilles des différentes sociétés animeront le centre-ville pour vivre une deuxième folle nuit de carnaval.

A La Louvière, on danse, on chahute... on s'amuse !
Le mardi, la tradition se marie avec la fantaisie, le Gille côtoie le travesti. Tout le monde est là ! Point d'orgue de cette journée : le brûlage des bosses, ou plutôt les brûlages des bosses qui débutent vers
21 heures devant les locaux respectifs des sociétés de Gilles. Pour symboliser la mort du carnaval, un mannequin en costume de Gille bourré de paille est livré aux flammes. Il s'agit d'une tradition typiquement louviéroise. Un spectacle unique et étonnant. Cependant, certaines sociétés lui préfèrent un rondeau aux feux de bengale ou un feu d'artifice. Quoi qu'il en soit, le feu est le dénominateur commun dans tous les cas... Le carnaval est mort, vive le carnaval...
Et vive la dernière nuit du carnaval !


Le Laetare - La Louvière

Soumonce en batterie le 21 janvier (dès 16 heures, sortie des gilles en sarrau, places Communale et Maugrétout ; dès 18h30, animation au centre-ville par les différentes sociétés). Soumonce en musique le 11 février, soumonce générales le 3 mars, carnaval les 18, 19 et 20 mars.


Haine-Saint-Pierre

Soumonce en batterie le 14 janvier, soumonce générale le 4 février, carnaval les 26, 27 et 28 février.


Strépy-Bracquegnies

Soumonce en batterie le 4 février, soumonce générale le 18 février, carnaval les 11, 12 et 13 mars.


Houdeng

Soumonce en batterie le 21 janvier, soumonce en musique le 11 février, soumonce générales le 25 février, carnaval : les 18, 19 et 20 mars.


Maurage

Soumonce générale le 10 mars, carnaval les 1er, 2 et 3 avril.


Saint-Vaast

Soumonce en batterie le 10 mars, soumonce générale le 24 mars, carnaval les 8, 9 et 10 avril.


Trivières

Soumonce en batterie le 10 mars, soumonce générale le 24 mars, carnaval les 8, 9 et 10 avril.


Génie culturel

Focus sur les métiers de la culture

Hall des Expositions - du 16 au 28 avril de 10h00 à 18h00.


Bourgeons de Culture

La richesse associative dans la région d'Estinnes

Dans toute l'entité - du 20 avril au 6 mai 2012.


Abbaye de Bonne-Espérance

Visites guidées à 15h30, du dimanche de Pâques au deuxième dimanche d'octobre.


Goûter matrimonial d'Ecaussinnes

Folklore pour amoureux, à deux pas de La Louvière.

Ecaussinnes-Lalaing - lundi 28 mai de 9 heures à la tombée de la nuit.


Bâtisseurs d'avenir

Exposition

Site minier du Bois-du-Luc - du 4 mai au 30 septembre.



Ô loup ! De nos campagnes à notre imaginaire

Exposition

Musée royal de Mariemont - du 6 avril au 2 septembre. 


Le Gille sous toutes ses formes (titre provisoire)

Exposition

Musée international du Carnaval et du Masque, Binche - automne 2012.


MONUMENTS

L'appel square Keuwet à l'entrée de La Louvière par les autoroutes E19 et E42
L'appel est ce geste symbolique que lance vers le ciel un personnage massif, les pieds nus, grossièrement vêtu. Il symbolise l'appel de l'homme simple vers l'esprit et la raison. Cette sculpture monumentale de plus de 4 mètres de haut est l'œuvre de Idel Ianchelevici (1909-1994). Réalisée en ciment en 1939, elle trouva une forme nouvelle en 1967 quand elle fut coulée dans le bronze. Son message de sagesse initial s'est élargi à une fonction plus vaste : l'accueil de toute personne entrant dans la cité.
Le monument de la Louve place de la Louve
Il symbolise l'origine mythique de la ville bâtie sur un lieu-dit où vivaient des loups. Inauguré le 26 juillet 1953, il est l'œuvre de l'architecte Jacques Depelsenaire et du sculpteur carolorégien Alphonse
Darville (1910-1990). Le monument à la Paix place Communale
Œuvre du sculpteur sonégien Michel Stiévenart, il fut érigé en 1969 à l'occasion de la célébration du centenaire de La Louvière, consacrée Ville belge de la Paix. Cette sculpture de huit tonnes en
petit granit représente deux hommes unis fraternellement par une même pensée.

Pol Bury, le mouvement suspendu
Figure incontournable de l'art du XXe siècle, Pol Bury, décédé en 2005, a laissé dans sa ville des traces à la fois concrètes et immatérielles. Les Louviérois peuvent admirer deux de ses œuvres, une Fontaine et un Capteur de ciel. Toutefois, de manière plus subtile, l'esprit frondeur et décalé que Bury a insufflé dans l'Académie de Montbliart en 1954 puis dans la revue Daily-Bul au côté de son ami André Balthazar, est toujours perceptible. Il se perpétue sans doute dans la manière toute particulière qu'ont les Louviérois de cultiver la dérision.


Fontaine de Pol Bury parvis du Château Gilson
Fontaine à sphères en acier inoxydable poli crée en 1986 et érigée en 1992. Propriété de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Ensemble composé d'une grande sphère de 260 cm de diamètre et de quatorze sphères plus petites à miroirs concaves. Chacune de ces quatorze entités bénéficie d'un balancement autonome, aléatoire,
dépendant de la charge d'eau qu'elle dévide par un jeu de bascule presque imperceptible.
Cette sculpture hydraulique exploite le mouvement que l'artiste maîtrise ici grâce à un moteur qui régule le débit d'eau.

Capteur de ciel rond-point du Bosquet, face à la gare de La Louvière-Centre
Sculpture en acier inoxydable composée de trois cylindres de 75 cm de diamètre présentant des hauteurs différentes : 3,10 m, 3,35 m et 3,60 m. et surmontés chacun d'une sphère concave de 40 ou de 60 cm de diamètre. Erigée le 8 novembre 2005.
L'ensemble exploite le mouvement, grande caractéristique de l'œuvre de Bury, grâce aux trois sphères qui se meuvent de manière indépendante et de façon presque imperceptible sous l'action d'un moteur dissimulé dans le socle de béton. Chaque sphère effectue une rotation de 1 tour/minute sur son cylindre.
L'effet de miroir du Capteur de ciel offre des visions changeantes du paysage environnant.

Le Scribble boulevard Amand Mairaux
Foisonnant gribouillis en cuivre peint de sept mètres de haut, le Scribble de Michel François a fleuri dans la première zone de détente, dans le bas du boulevard Mairaux. Posée sur un socle de béton circulaire, la pièce se détache légèrement de l'alignement des arbres jalonnant le boulevard, comme pour leur donner une traduction sculpturale.
Cette forme est inspirée de ces dessins spontanés appelés
scribbles (scarabocchi en italien), fouillis de traits anarchiques griffonnés sur le papier pour tester stylos ou crayons. Collectés par Michel François sur la planète entière, ces graphismes évoquent pour lui une forme de gestuelle primordiale, un "non sens international" qui n'est ni dessin, ni écriture, mais une amorce de langage de l'ordre de la pulsion vitale.
Ces
scarabocchi ont récemment donné lieu à des transpositions monumentales en trois dimensions : des volumes conçus à partir de tubes en aluminium et PVC recouverts de bandelettes de plâtre articulés en modules puis associés librement. Ce sont les mêmes principes de montage, cette fois à partir de tubes de cuivre, qui ont été appliqués au Scribble de La Louvière, première apparition de cette forme dans l'espace public. L'environnement arboré donne une dimension nouvelle à la démarche qui, dans la ville, fait écho à l'énergie vitale de la croissance végétale. Une libre arborescence à mi-chemin entre le "chaos" de la nature et "l'ordre" de la Cité.
Laurent Courtens, historien de l'art, L'iselp

DES DEMEURES DE STYLES...

Le château de la Closière rue de la Closière 36 à La Louvière
Vers le milieu du XIXe siècle, Victor Boch (1817-1920), directeur de la faïencerie Kéramis, fait l'acquisition d'un domaine d'une quinzaine d'hectares bientôt dénommé La Closière. Des chemins sont tracés, des arbres sont plantés et un "château", de style néo-gothique tardif, est édifié suivant les plans de l'architecte Joseph Poelaert. Il est construit en pierre blanche de France sur un soubassement en pierre bleue. En 1926, après le décès de Victor Boch, la bâtisse est vendue par les héritiers. Il abrite aujourd’hui les bureaux du Forem.

L'ancien château de Wolff de Moorsel rue Dieudonné François 43 à Trivières
Cet ensemble de briques et calcaire de deux niveaux est construit au début du XIXe siècle par la famille de Wolff de Moorsel. Il sert de maison communale à partir de 1917. Son aspect a fortement varié depuis
son apparition : il est flanqué de tours d'angles et de dépendances vers 1865, modifié vers 1914, touché par un incendie en 1949 et par la suite restauré. Il est actuellement occupé par l'administration communale de La Louvière.

L'ancien château du Bouly Centre Hospitalier Jolimont-Lobbes rue Ferrer à Haine-Saint-Paul
Demeure construite vers 1859 pour le directeur des charbonnages de Haine-Saint-Pierre et La Hestre. Important et intéressant complexe en briques composé d’un corps central – le château – de style néo-médiéval teinté mauresque et de deux ailes de même type datant de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle pour servir de clinique. Le foisonnement d’éléments décoratifs ainsi que l’enduit rouge pâle des briques confère à l’ensemble un caractère original et curieux.

Le château Gislon rue de Bouvy 11 à La Louvière
Construite durant la seconde moitié du XIXe siècle, cette demeure néo-classique appartenait à la famille Gravez. Elle est achetée en 1912 par Augustin Gilson, industriel et ancien bourgmestre de La Louvière
(1891-1895). La propriété est acquise en 1947 par la commune et devient un parc public. Le château sert successivement d'hôtel de ville provisoire et de musée avant d'abriter la médiathèque de la Communauté française. A l'heure actuelle, les ateliers La tête en l'air du Centre culturel régional du Centre occupent le bâtiment.

Le château d’Avondance rue des chasseurs 31 à Haine-Saint-Paul
Ce très joli château datant du XVIIe siècle est situé dans un magnifique parc doté d’arbres centenaires. Une grande salle à manger agrémentée de lambris, un salon de style, des parquets de chêne, un hall en marbre blanc et un chaleureux accueil sont autant d’éléments qui enchanteront ses visiteurs.

L’ancienne Maison du Peuple place Jules Mansart 21-22 à La Louvière
Le bâtiment, situé au centre de La Louvière, date du second tiers du XIXe siècle. Acquis en 1889 par la société coopérative Le Progrès, il est alors aménagé en Maison du Peuple. D’importantes transformations sont effectuées en 1927 : un niveau est ajouté et une nouvelle façade de style art déco est dessinée. Restaurée en 2004, elle accueille aujourd’hui la Maison du Tourisme et la Maison des Associations.

L’ancienne gare de Haine-Saint-Pierre rue de la station à Haine-Saint-Pierre
La première gare, construite en 1848, se trouvait près du hameau de Baume et desservait la ligne La Louvière-Bascoup. Une seconde station la remplaça en 1860. La troisième gare, un édifice au style éclectique, date de 1885-1886. Elle constitue un témoignage de l’importance de Haine-Saint-Pierre pour le réseau ferroviaire belge. En 1985, trois ans après sa fermeture définitive, le site est racheté par la Ville de La Louvière. Il est réaffecté en Centre d’Interprétations de la Construction et de la Vie Ferroviaires en 1989.

L’ancien Palais de Justice place Communale 21 à La Louvière
Construite en 1900-1901, cette bâtisse d’inspiration néo-classique abrite aujourd’hui le Musée Ianchelevici. La façade de deux niveaux et trois travées inscrit un portique à colonnes et pilastres couronné d’un entablement sous un fronton triangulaire orné des attributs de la justice.

LE PATRIMOINE SACRE

L'église de Maurage rue Saint-Jean-Baptiste à Maurage
Construite en 1420, cette église ogivale constitue un haut lieu de pèlerinage dédié à saint Jean-Baptiste. Il est possible de contempler toutes les facettes du monument en empruntant un petit sentier qui contourne l'église.

L'église Saint-Martin, la cure et la Maison Saint-Vincent rue Saint-Martin et rue de Trivières à Strépy-Bracquegnies
A l'intérieur de cette église se trouve le plus grand christ en bois de pur style gothique du Hainaut. Et surtout, ses cinq châsses gardant les reliques de saint Feuillien du Roeulx. La cure abrite un salon décoré de lambris Louis XV et une statue en bois polychrome de saint Eloi du XVIIIe. La Maison Saint-Vincent, restaurée en 1936 et d'intérieur néo-gothique, a gardé les caractères de l'habitation rurale du XVIIIe.

L'église romane de Saint-Vaast rue Rombeau à Saint-Vaast
De style roman, l'église est entièrement construite en moellons de grès et de pierre de taille. Le chœur et la sacristie remontent au XIIe siècle. La tour qui constitue la partie la plus remarquable date du XVe siècle, la chair de vérité est de style renaissance.

L'église Sainte-Barbe rue du Quinconce à Houdeng-Aimeries
Dès 1905, la direction du charbonnage entreprend la construction d’une église au Nord du site, à l’écart des nuisances de la zone industrielle et à proximité de l’hospice. Bâtie par l’architecte Constant Sonneville, l’église adopte un langage architectural néo-gothique. L’implantation d’une église illustre aussi la mainmise du pouvoir clérical, en symbiose avec la direction, sur la vie sociale des ouvriers. Pour rappel, l’Union Professionnelle des Francs Mineurs est l’un des premiers syndicats chrétiens qui fut directement placé sous la direction de l’abbé Victor Deflandre à Bois-du-Luc. L’église renferme dans son chœur trois vitraux dont un est consacré à sainte Barbe, patronne des mineurs, reconnaissable à la tour, un des attributs de son martyr.

La chapelle Notre-Dame du Puits place de la Chapelle-aux-Puits à Trivières
Cette chapelle de style ogival abrite le caveau du seigneur de Trivières, au milieu du petit sanctuaire qui lui fut dédié.

La chapelle de la Grande Louvière rue de la Grande Louvière à La Louvière
Construite en 1531, cette bâtisse appartenait jadis à l'abbaye d'Aulne. Son charme est principalement dû à son aspect pittoresque et rustique.

La chapelle Notre-Dame aux Bois bois de la Mouchotte à Houdeng-Goegnies
Cette chapelle, construite en deux étapes, fut élevée pour commémorer un miracle...

La chapelle Saint-Julien rue des Buxiniens à Boussoit
Fondée en 1286 par Jean, seigneur de Boussoit, cette chapelle faisait, à l'origine, partie d'un hôpital dieu, dont saint Julien était le protecteur. Elle est parée de pièces d'orfèvreries qui résultent de l'œuvre de Jean Croissart, qui exerça son art à Mons entre 1525 et 1543.

Le quartier du Parc Warocqué
Si le quartier a été durement touché par les bombardements alliés du 23 mars 1944, la partie essentielle de cet ensemble architectural a heureusement résisté aux ravages de la guerre ainsi qu'à l'urbanisation
des années 1960-1970.
Le parc Warocqué est situé rue Arthur Warocqué à quelques minutes à peine du centre de La Louvière. C'est un lieu calme et agréable. Inauguré en 1898, il a subi de nombreuses modifications suite aux intempéries et aux guerres notamment. Aujourd'hui, on peut y trouver différents monuments. Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918, œuvre du sculpteur Alfred Courtens, représente un homme à l'allure fière défiant la mort; il évoque tous ceux qui sont tombés pour le pays; le Mémorial Léopold Dupuis a été érigé à la mémoire de Léopold Dupuis, auteur-compositeur wallon (1859-1932). On trouve aussi le Banc de la Chanson wallonne et le Monument de la Chanson wallonne, dédiés aux conteurs et interprètes wallons du Centre, ainsi que la stèle dressée à la mémoire du peintre louviérois Paul Leduc. Autre curiosité non négligeable : deux superbes exemplaires d'arbustes ornementaux, Gingko Biloba, ramenés de Chine par Raoul Warocqué, le fils d'Arthur Warocqué, aux environs de 1909.

Site minier du Bois-du-Luc
Jadis centre charbonnier important, Bois-du-Luc est aujourd'hui devenu un paisible hameau entouré de
terrils boisés. Véritable village ouvrier, Bois-du -Luc comprend l'ensemble des réalisations de la société du Bois-du-Luc entre 1835 et 1923. Construites entre 1838 et 1853, les maisons ouvrières s'alignent
en " bataillons carrés ", encadrées au Nord par les écoles, l'hospice, l'hôpital et l'église; au Sud par l'ancienne maison de direction et la ligne de chemin de fer Mons-La Louvière-Charleroi. Les bâtiments
industriels proprement dits comprennent les bureaux, la cour des ateliers, la sous-station électrique et la fosse Saint-Emmanuel.
Le site est aujourd'hui en passe d'être classé au titre de Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO, au même titre que trois autres sites miniers wallons : Blégny mine, le site du Bois-du-Cazier et le Grand-Hornu.
Le processus de reconstruction de la Cité et du centre-ville en particulier a déjà débuté...

Entre autres réalisations, à travers la construction de la caserne des pompiers, exemple d'adaptation de l'architecture contemporaine à la fonction de gestion d'un service incendie, mais aussi du tout nouveau Centre aquatique sportif et de loisirs, le point d'Eau. Cette infrastructure fait cohabiter activités sportives, éducatives, ludiques et de relaxation. Ce concept de sport-loisirs est unique en Belgique, car si certaines piscines offrent déjà une mixité d'activités, le point d'Eau combine à la fois les atouts de stades nautiques dédiés essentiellement au sport de compétition et ceux des grands centres de loisirs. Le Hall des Expos rénové fait aussi partie de notre nouveau paysage : ce monolithe contemporain aura pour vocation d’accueillir les grands événements ; il remplace l’obsolète construction rouille qui avait fait son temps... Et l’ascenseur funiculaire est sans doute le plus impressionnant de nos ouvrages d’art !
Ce patrimoine pour demain, on peut aussi le découvrir à travers l’exposition Traces, où l’on découvre les univers d’Emile Desmedt, Michel François et Anne Jones à qui l’on doit des œuvres monumentales
installées durablement en ville dans le cadre de La Louvière, Métropole Culture 2012. On parcourra aussi la ville à la recherche des Mots qui s’émaillent, collection d’aphorismes placés en regard des plaques de rue, et qui propose une balade littéraire. En partenariat avec le SAI l’Olivier (Service d’Aide à l’Intégration), la Bibliothèque centrale de la Province de Hainaut a lancé un projet teinté d’impertinence : inventer des clochers pour l'église Saint-Joseph !

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